Skip to content Skip to left sidebar Skip to footer

Un peu d’histoire

Portet-d’Aspet, ce village pyrénéen de Haute-Garonne aux toits d’ardoise et aux multiples fontaines, dans son écrin de verdure, au pied de son col se situe entre 860 et 1050 mètres d’altitude. Col mythique franchi pour la première fois en 1910 par le Tour de France avec Oscar Lapize, champion de l’époque. Col peu élevé mais aux pentes vertigineuses où s’arrêta le destin d’un grand champion Fabio Casartelli.

Col tragique qui nous rappelle la nuit du 5 au 6 février 1944, nuit de cauchemar vécu par un groupe d’évadés en route vers l’Espagne, surpris par une patrouille allemande sur le chemin de la liberté. Une stèle commémore ce drame près de l’ancienne bergerie, refuge de ces malheureux.

Comme en témoigne la plaque de cocher encore visible sur un des murs d’une maison du village (photo ci-dessus), Portet-d’Aspet était un point de repère très important sur la route reliant Aspet (à 16,7 km) à Saint-Lary en Ariège (à seulement 3,4 km) et plus largement au Couserans. Ces plaques en fonte du XIXe siècle servaient à guider les voyageurs et les diligences à une époque où le col était un point de passage obligé des échanges locaux.

Au milieu de ce même XIXe siècle (vers 1861), le village avec ses hameaux comptait près de 1200 habitants pour une soixantaine aujourd’hui. La vie était rythmée par l’agropastoralisme et l’exploitation des forêts environnantes. Mais comme la plupart des villages pyrénéens, la terre de plus en plus morcelée ne nourrissait plus, partir devenait une nécessité.

Aujourd’hui, Portet-d’Aspet conserve son âme de village de montagne avec une architecture caractéristique : toitures en ardoise, rues étroites, fenêtres lucarnes. C’est une architecture de grande qualité.